Au sommaire · 11 parties

Comment l'enquête a été menée

L'institut OPSIO a interrogé en ligne, du 1er au 10 septembre 2025, un échantillon national représentatif de 4 858 personnes, puis en a retenu 1 615 pour un questionnaire détaillé : 815 acheteurs et consommateurs de gelée royale sur les douze derniers mois, 50 acheteurs qui n'en consomment pas eux-mêmes, et 750 personnes qui n'en achètent ni n'en consomment. Toutes décident des achats alimentaires de leur foyer. L'étude, soutenue par FranceAgriMer, reprend les questions d'une enquête de 2015, ce qui permet de mesurer l'évolution sur dix ans.

Un produit qui se diffuse, chez des acheteurs plus jeunes

Au total, 22 % des Français achètent de la gelée royale et 21 % en consomment. Parmi ceux qui font les deux :

  • 57 % sont des hommes ;
  • ils ont 45 ans en moyenne, un peu moins que l'ensemble de la population (47 ans), alors qu'ils étaient plus âgés que la moyenne en 2015 ;
  • 28 % appartiennent aux catégories socioprofessionnelles favorisées, contre 21 % dans l'ensemble de la population ;
  • 53 % ont des enfants au foyer, contre 37 % ;
  • ils vivent un peu plus souvent en Île-de-France ou en Occitanie.

Dans la moitié des cas, la gelée royale se partage : un autre adulte du foyer en prend aussi.

Pure en pot, en ampoule ou en gélule

Pour la gelée royale qu'ils prennent le plus souvent, les consommateurs citent :

Format Part des consommateurs
Pure ou fraîche 32 %
dont en petit pot ou pilulier 25 %
dont en dosette ou flacon pompe 6 %
En ampoule 29 %
En gélule 20 %
Dans du miel 9 %
En capsule 5 %

La gelée pure reste le premier format, comme en 2015. L'ampoule a progressé, plus choisie par les femmes ; la gélule l'est davantage par les hommes. Presque tous se disent satisfaits de leur format (99 %), et les utilisateurs de piluliers plus encore.

La pharmacie d'abord, la vente directe en recul

Lieu d'achat (plusieurs réponses possibles) 2025 2015
Pharmacie, parapharmacie 51 % 44 %
Magasin bio 33 % non mesuré
Grande surface 29 % 18 %
Vente directe (apiculteur, coopérative) 19 % 31 %
Internet 19 % 13 %
Épicerie fine 17 % non mesuré
Marché 15 % 16 %

La vente directe a perdu près d'un tiers de ses acheteurs en dix ans, au profit de la pharmacie, de la grande surface et d'internet. Les ampoules et gélules s'achètent surtout en pharmacie, les piluliers plutôt en vente directe et en magasin spécialisé.

65 % des acheteurs prennent leur gelée royale dans un rayon à température ambiante, 29 % au rayon frais. Même parmi ceux qui consomment de la gelée pure, 52 % l'achètent à température ambiante.

Toute l'année, ou l'hiver

38 % des consommateurs en prennent toute l'année, contre 11 % en 2015. Les autres la prennent surtout en hiver (54 %) et en automne (50 %), plus rarement au printemps (28 %) ou en été (12 %). Les quantités achetées ont augmenté depuis 2015 : un quart des acheteurs achètent plus de quinze pots ou boîtes par an.

La plupart ont découvert la gelée royale sur le conseil de leur entourage, et une part non négligeable par un professionnel de santé.

Les raisons qu'ils donnent

L'enquête a demandé aux consommateurs pourquoi ils en prennent. Les réponses les plus fréquentes touchent aux défenses naturelles et à l'immunité (86 %, contre 92 % en 2015 ; dont 52 % pour « se préparer à l'hiver ») et à l'énergie ou à la fatigue (67 %, contre 83 %). Viennent ensuite le stress (26 %), la mémoire (22 %, contre 11 %), la beauté de la peau et des cheveux (22 %) et l'équilibre hormonal (15 %, contre 6 %). Les 25-34 ans citent davantage le stress et la mémoire.

Ce sont des raisons déclarées, pas des effets démontrés. Aucune allégation de santé n'est à ce jour autorisée pour la gelée royale dans l'Union européenne2. Ce que les études mesurent réellement, et ce que la loi permet d'en dire, est détaillé dans gelée royale : bienfaits et inflammation, ce que dit la science. Avant une cure, lisez aussi les contre-indications.

Ce qui les fait choisir

Chaque acheteur a désigné ses cinq critères les plus importants. Les trois premiers arrivent presque à égalité : bio (34 %), qualité dont on est sûr (33 %), produite et récoltée en France (33 %). Mais en premier choix, c'est l'origine française qui l'emporte : 16 % la placent en tête, contre 9 % pour le prix. Au total, 46 % des acheteurs citent un critère d'origine française parmi leurs cinq, 35 % un critère de prix.

Le problème, c'est que 76 % des acheteurs-consommateurs pensent consommer une gelée française, alors qu'elle représente moins de 4 % du marché3. Nous revenons sur cet écart dans gelée royale française ou chinoise : comment reconnaître la vraie.

Ce que les acheteurs ne regardent presque pas

En bas du classement, quatre critères nous ont arrêtés :

Critère d'achat Part des acheteurs qui le citent
Fraîche 13 %
Conservée au réfrigérateur 11 %
Ni congelée ni lyophilisée 11 %
Forte teneur en 10-HDA 6 %

Autrement dit, neuf acheteurs sur dix ne se demandent pas si leur gelée royale a été gardée au froid, congelée ou déshydratée. Une gelée royale fraîche est un produit récolté et conservé tel quel, entre +2 et +5 °C. Une gelée lyophilisée a été déshydratée ; en ampoule, elle est diluée dans un liquide avec d'autres ingrédients. Ce ne sont pas des produits mauvais par principe, mais ce ne sont pas les mêmes produits, et leurs prix ne se comparent pas au gramme. Pour une ampoule ou une gélule, le chiffre utile est la quantité de gelée par dose, et sa forme, fraîche ou lyophilisée.

Le choix du rayon le confirme : beaucoup de gelée vendue comme « pure » est achetée hors du froid, ce qui interroge sur la façon dont elle a été conservée.

Les marques

Quatre acheteurs sur dix ne savent citer aucune marque de gelée royale. Les plus citées, les plus connues et les plus achetées sont des marques de compléments alimentaires, vendues surtout en pharmacie.

La marque collective des producteurs, GRF - Gelée Royale Française®, est connue de 16 % des acheteurs-consommateurs, contre 42 % en 2015, et achetée par 9 % d'entre eux, contre 22 %. Ceux qui la connaissent l'associent à la qualité, à l'origine, à la traçabilité et à la confiance, sans reproche particulier, prix compris.

Pourquoi on arrête

Parmi les Français qui ne prennent pas de gelée royale, 43 % en ont déjà pris. Chez ceux qui consomment d'autres compléments alimentaires, les raisons de ne pas en prendre sont :

  • le prix trop élevé (34 %, contre 27 % en 2015), première raison chez les anciens consommateurs ;
  • ne pas y penser (27 %) ;
  • ne pas connaître la gelée royale (25 %), première raison chez ceux qui n'en ont jamais pris ;
  • ne pas en ressentir le besoin (16 %) ;
  • un doute sur la qualité (10 %) ou sur l'origine (10 %).

Sur le prix, le calcul par jour de cure est souvent plus parlant que le prix du pot : une cuillère rase de 0,5 g par jour, c'est une vingtaine de jours pour un pot de 10 g. Avec notre gelée royale bio GRF, cela revient à environ 1,25 € par jour, un peu moins avec le pot de 20 g. Le mode d'emploi complet est dans notre guide de la cure.

Sources

  1. InterApi et OPSIO, Gelée royale : habitudes d'achat et de consommation, motivations et freins à l'achat, étude réalisée avec le soutien de FranceAgriMer, enquête en ligne du 1er au 10 septembre 2025, 1 615 répondants retenus sur 4 858 interrogés, comparaison avec l'étude de 2015, publiée en mars 2026. Toutes les données de cet article en sont tirées, sauf mention contraire. Présentation et rapport. ↩

  2. Registre de l'Union européenne des allégations nutritionnelles et de santé : aucune allégation de santé autorisée pour la gelée royale. ↩

  3. InterApi et GPGR, Commercialisation, flux et consommation de gelée royale en France et en UE, étude financée par FranceAgriMer, 2025 ; chiffres publiés dans Réussir Apiculture n° 16, septembre 2026 : part de la production française dans le marché. ↩